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Nouvelles


Les préparatifs
Des mois durant, au coût de tonnes de réunion, en commissions, en plénières, au sein des clubs, par email, phone et Whatsapp, dans les cafés et sur le lieu de la fête, rien n'avait été laissé au hasard. L'heure approchant, on sentait la fébrilité, l'envie tenace d'y être enfin.

L'avant-goût
Nos visiteurs rotariens membres du même district étaient déjà sur place dès jeudi le 29 juin. En soirée, une première rencontre a eu lieu autour d'un repas au restaurant le Belvédère. Dans une ambiance bon enfant, sans protocole particulier, et particulièrement sans discours. L'organisation était laissée aux maitres des lieux. Du haut de la fraiche colline, avec une vue imprenable de la ville, ce fut de bons moments de détente.

La fête du 30 juin  
Tout concourait à ce que la fête soit un succès : cadre féerique de l'hôtel club du lac Tanganyika, plage, vent doux et ressac du lac, expérience avérée de la maison. Tout était-il au rendez-vous ?
La fête prévue pour commencer à 18h a finalement débutée à 18h45.

Tout se déclinait protocolaire. Les hôtes de marque, accompagnés par le DGA Gabriel NDAYISABA, sont entrés par le couloir central, comme dans une sorte de haie d'honneur, sous les applaudissements du public présent, debout. D'abord le PDG Albert MUGANGA et son épouse, suivis quelques instants après par le DGE Frédéric BISHAHUSHI et son épouse, eux-mêmes suivis par le DG Serge Daouda MANANI, et enfin le maire de la ville Mr Freddy MBONIMPA.

Après un bref mot de bienvenue par le MC du jour, l'hymne du district et une minute de silence à l'intention de ceux qui nous ont quittés en cours d'année, place aux discours et autres cérémonies :
•    Ouverture du bal par le DGA Gabriel NDAYISABA, avec son assurance naturelle, pour accueillir les invités de marque et planter le décor de la fête, après tout on était dans sa circonscription.
•    Vite et bien suivi par le détenteur des clés de la ville, invité de marque de circonstance, pour une allocution d'accueil sur ses terres et quelques mots de reconnaissance des actions rotariennes.
Après ces discours d'usage, les cérémonies proprement dites pouvaient commencer, et il allait y en avoir.

20 intronisations
Pour sûr, la journée était spéciale. De mémoire de rotarien, jamais rien de tel dans le passé. 20 intronisations : 1 du Rotaract Bujumbura, 8 du Rotaract tanganyika, 7 du RCB Ingoma et 4 du RCB Kigobe 2012. Tout ce beau monde tenait à avoir son pin ce jour, pas le lendemain et encore moins la semaine suivante, tant pis s'il en coûte 56$ par rotarien au profit du district.

12 PHF
La moisson était abondante, 12 PHF, allant d'un à six dans, excusez du peu ! Tout simplement inédit chez nous.
A tout seigneur toute honneur, 7 promus du Rotary club doyen, 2 du RCB Ingoma, 1 du RCB Kigobe 2012, et 2 de la RDC.

Passation de pouvoirs
Il y avait passation de pouvoirs, ou de colliers selon, changement de tête en français facile à tous les niveaux :
•    D'abord Aurore de l'Interact qui passe les pouvoirs à Brandon,
•    Les 3 clubs Rotaract qui changent de Présidents, avec échange aimable de mots entre Carole représentant les comités sortant et Linda au nom des comités entrant,
•    Les 7 clubs Rotary qui y passent aussi. L'inénarrable Patrick avec son humour décapant cause au nom des fins de mandat, avec Erica répondant en lieu et place des dévoués pour l'année débutante,
•    La représentation du Rotaract au District change également de main.
•    Après 3 ans de bons et loyaux services, Gabriel NDAYISABA cède sa plaque à Emmanuel MAREGEYA, nouveau DGA,
•    Le clou de la soirée était encore à venir. Serge Daouda Manani, lui- même, après avoir fièrement prononcé un discours bilan remets le collier de DG au PDG Albert MUGANGA, qui le passe au cou de Frédéric BISHAHUSHI, le consacrant ainsi Gouverneur du District 9150 pour les 365 jours à venir. Sans attendre que son mandat commence après minuit, l'ami Frédéric gratifie le public d'un discours programme prometteur et équilibré, et présente son équipe de combat.

La surprise
La fête devait s'arrêter à cet instant, l'ordre du jour étant épuisé. Mais c'était sans compter avec l'Amie Laure Ghyslaine Rekoula du Gabon qui avait secrètement concocté un hymne rythmé à la joie et à l'amour, en guise de vœux au nouveau Gouverneur. Même le Gouverneur sortant Serge était de la partie avec une partition à lui. Secret gardé jalousement jusqu'au bout. Notre propre club avait sa députation au sein des cachotiers qui se trémoussaient gaiement : l'amie Caritas dans une tenue taillée pour la circonstance et la jeune Irvine, toujours les mêmes abonnés aux spectacles inopinés et hauts en couleurs. Que du bonheur.

Sur ce, 23h00 poil, la messe en pleine lumière était dite. Restait la partie en sous-sol sous lumières tamisée et clignotante, avec force décibels, mais ça, quelqu'un d'autre le racontera.

Le bémol
C'est ce qui devait aller tout seul qui n'est pas parti du tout ou est parti en désordre. Désordre totale dans la gestion des boissons. Le repas, sans commentaire, impossible d'avoir pire. L'orchestre refusé après une semaine de négociation, finalement mis en place à la dernière minute sans prévenir, créant ainsi un désordre total pour tout le cérémonial du jour qui n'avait plus d'espace d'expression.

Une bonne portion de rotariens et leurs invités confinés à l'extérieur et réduits au rôle de téléspectateurs, oui, téléspectateurs, un peu comme s'ils ne remplissaient pas toutes les conditions de rotariens.
L'ami PCO Théophile MBAZUMUTIMA n'a certainement raté aucun de ces ratés, et c'est cela l'expérience qui fera la différence tout prochainement.

Le sentiment final
Rien n'est jamais parfait, le début était angoissant, plus précisément assoiffant. Mais ce n'était que le début, vite oublié ou tombé sous le sceau de la tolérance. Après quelques arguments gazeux ou millésimés, on s'en fout des imperfections. C'était une belle fête, très belle même, un brin chargée, mais quoi de plus normal : la dernière fois c'était il y a 10 ans.

L'épilogue
On est du Burundi ou on ne l'est pas. L'hospitalité fait partie des mœurs. Bon sang ne saurait mentir, on n'allait pas démentir une légende bâtie sur des siècles. Le samedi 1er juillet, oubliées les obligations sociales, oubliée la fatigue de la veille. La soirée était joyeusement réservée à nos hôtes dans le cadre détendu            et festif de  l'ARENA. Vivement la prochaine passation des pouvoirs, ou plus tôt, la CDD.

Ami Englebert MANIRAKIZA